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samedi 2 février 2008

Le sort d'Abraham dépend du parlement

L'arrêt de débet émis par la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSC/CA) contre l'ex-administrateur du ministère des Affaires étrangères, Harold Brunot a été transmis au Parquet et au Parlement pour les suites de droit. « Il revient au Parquet de mettre l'action publique en mouvement contre M. Harold reconnu coupable dans le détournement de 76 millions au MAE en 2006 », a expliqué Arold Elie président de la CSC/CA. Selon l'arrêt de débet émis par le tribunal administratif, l'ancien administrateur du MEA doit remettre au trésor public les fonds dilapidés. Quant à Hérard Abraham, qui avait occupé le poste de ministre au moment du détournement des 76 millions de gourdes, son sort est entre les mains des parlementaires de la 48e législature. « La Cour n'a pas de compétence pour se prononcer sur la gestion d'un ancien ministre, a expliqué M. Elie. Nous avons donc transféré le dossier au Parlement. » « Nous avons effectivement reçu le dossier, a réagi le député de Pétion Ville, Steven Benoît, qui avait éclaté le scandale du détournement des 76 mille gourdes au ministère des Affaires étrangères en 2006. Après le carnaval, nous allons consulter des experts en droit sur les suites à donner à cette affaire. » Le parlementaire qui dit attendre avec impatience le procès des autres complices dans ce crime économique promet de continuer à lutter pour que les fonds dilapidés soient restitués à l'Etat. Harold Brunot, l'ex-bras droit d'Hérard Abraham au MAE, est condamné à restituer au trésor public quelque 76 millions de gourdes. Cette somme débloquée en mai 2006 pour le paiement mensuel du personnel des représentations diplomatiques haïtiennes à l'étranger et l'allocation des boursiers haïtiens à Cuba avait disparu sans laisser de trace. Il doit aussi rembourser 128 mille dollars américains encaissés sous forme de pot de vin dans les 472 mille dollars américains qui devraient servir au réaménagement des locaux abritant le consulat d'Haïti en République Dominicaine. Quant à l'ex-ministre, son sort sera dépendra des parlementaires de la 48e.

Jean Pharès Jérôme http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=53899&PubDate=2008-02-01

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Nous voudrions souhaiter que ce cas de corruption et de dilapidation de fonds publics dans un pays pauvre qui fait la une de l’actualité et des rubriques type « incroyable mais vrai » par l’inclusion dans le régime alimentaire de « galettes de boue » ne sera pas traité au creuset haïtien du « kasé fèy, kouvri sa ». C’est un vrai crime !
Et aux faiseurs et manipulateurs de scandales : un scandale à la fois. Laissez au moins le temps à celui là qu’il bénéficie des prérogatives de son histoire naturelles. Pas un nouveau scandale pour en cacher un autre!