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lundi 28 septembre 2015

LE PAPE, CE MONDE... SON CALVAIRE

Je me suis donné comme principe d'éviter le culte de la personnalité pour la simple et bonne raison de me garder d'encenser quelqu'un que je ne connais que partiellement.
Au lieu d'attribuer des caractéristiques trop dithyrambiques à quelqu'un que j'assimilerais à un ange, je préfère me dire que tout être humain est capable de vices et de vertus.
J'applaudis avec une ferveur égale au dédain mis en jeu quand je critique le comportement d'un être humain.
J'ai suivi avec un intérêt certain l'euphorie montée comme une vraie mayonnaise autour de la visite du Pape à Cuba et aux USA.
Le patron du Vatican n'a cessé d'étonner le monde catholique et les autres par ses prises de position et ses actes qui l'éloignent souvent du monde dogmatique conservateur et pincé de l'église catholique.
Souvent il tient tellement compte de l'humain au détriment du pur religieux, que j'oublie qu'il est le plus haut placé de la hiérarchie de l'église catholique.
Il me fait l'impression d'un humain imbu d'une sagesse universelle mise au service du bien-être de tous les hommes de la terre.
Souvent je me dis qu'il s'en fout des dogmes et que pour la première fois l'église est dirigée par un pape athé !
Plusieurs images sympathiques ont ponctué la visite très médiatisée du souverain pontife. On peut retenir en lieu et place de la papa mobile la petite fiat 500 faisant un drôle d'effet perdu dans les cortèges des grandes cylindrées.
Un ami à posté sur une page de réseau social une vidéo montrant le pape escalader seul un escalier le conduisant vers un avion.
Les commentaires tournaient autour du fait que le pape était tout seul et que le protocole aurait pu prévoir un accompagnement rapproché pour le au cas où.
J'ai pris du temps pour observer cette montée accidentée de l'escalier du chef de l'église.
J'ai eu l'impression que le pape faisait face à un vent qui soufflait assez fort et qui propulsait des éléments de son habillage vers son visage gênant ainsi sa vue et sa vision. Il trébucha une première fois sans tomber ni se lasser. Il poursuivit son ascension en trébuchant une deuxième fois…
Cette scène me rappela singulièrement celle de Jésus portant sa croix.
Aujourd'hui être chef d'église est loin d'être une charge facile dans un monde en ébullition ou le sacré entre en conflit avec l'évolution de la pensée humaine et se trouve dans un carrefour en pente glissante.
Cet homme âgé coiffé de ce grand titre et des responsabilités qui vont avec effectue constamment malgré lui une ascension difficile pour essayer de porter son message et sa voix vers l'humain dans son essence et dans sa souffrance.
Comme tout bon homme de Dieu dans la conception la plus humaine, il mérite respect et considération.
Jonas Jolivert
http://jonasjolivert.wix.com/dr-jonas-jolivert-1#!LE-PAPE-FRANÇOIS-CE-MONDESON-CALVAIRE/c1q8z/56086dce0cf2f0ed7a242c39

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